Crowdrating – le nouvel outil d’évaluation des startups
Après le crowdfunding, la Suisse voit arriver le crowdrating. Retour et lumière sur ces concepts en vogue.
Qu’est-ce que le crowdfunding
Le début des années 2000 a été marqué par l’émergence d’un nouveau type de financement; le crowdfunding (financement par la foule). Basé sur une plateforme internet, le crowdfunding met en relation d’un côté des particuliers et de l’autre côté des entreprises (ou d’autres particuliers) en recherche de capitaux. Ainsi en Suisse, en 2014, quelques 16 millions de francs ont été levés grâce à ce nouvel outil financier.
Trois formes principales de crowdfunding se distinguent:
Le crowddonation, don en français, qui est la forme historique du crowdfunding et peut être associé ou non à une contrepartie (tel qu’un cadeau ou un goodie), le crowdlending, ou prêt, qui reste peu répandu et enfin le crowdinvesting (aussi appelé equity crowdfunding), ou investissement participatif, un mode de financement principalement utilisé pour des levées de fond importantes. Dans ce dernier cas de figure, les particuliers reçoivent en général, en échange de leurs investissements, une participation en actions dans l’entreprise sur laquelle ils décident de miser.
Le crowdfunding joue sur tout les tableaux, du financement de projets humanitaires ou éducatifs au soutient d’artistes en passant par la prise de participation dans une startup.
C’est ainsi que Milkit, lauréat de l’édition 2014 du STARTUPS.CH Award, a pu collecter USD 30’015 de fonds grâce au crowdfunding sur la plateforme Indiegogo.com.
Du crowdsourcing au crowdrating: l’intelligence collective au service de l’évaluation de projets et idées
La « foule » n’est pas seulement mise au service d’une potentielle mise à disposition de capitaux. En effet le crowsourcing, ou production participative, fait appel à l’intelligence et au savoir-faire d’une « foule » afin d’effectuer certaines tâches. Le crowdrating puise ainsi ses origines dans le crowdssourcing et fait appel à l’intelligence collective afin d’évaluer produits, projets, idées et entreprises.
Laisser ces projets être notés par un large groupe constitué à la fois de personnes du monde de l’entreprenariat, telles que des business angels, et de non-iniciés (participants sans expertise particulière dans le domaine de l’entreprenariat) est une nouvelle façon intéressante de noter des startups jusque-là majoritairement évaluées par des experts (business angels, jury, etc…)
Wirate: la plateforme française de crowdrating fait son entrée en suisse
Wirate, la startup lancée en avril 2015, a conclu un partenariat avec la plateforme suisse de crowdfunding Raizers et est désormais accessible aux startups suisses. La jeune startup vise à mettre l’intelligence collective au service de la rationalisation de l’investissement dans les entreprises. Elle veut ainsi « offrir aux investisseurs une aide à la décision pour sélectionner les meilleurs projets à financer » (wirate.co).
Pour cela deux types de questionnaires ont été développés. Le premier, Wifeel permet de capter les intuitions et l’affection du public pour un projet. Le second Wirate analyse en détail les avis des internautes, en leur permettant de s’exprimer sur vingt questions très ciblées.
La startup entend promouvoir les projets les plus encourageants et apporter un argument supplémentaire aux startups lors de leur démarche de levée de capitaux.